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Accueil du site > Tribune Libre > Origines et aspects méconnus de la conquête de l’Algérie. Partie N° (...)

Origines et aspects méconnus de la conquête de l’Algérie. Partie N° 11 - Suite et fin

plaine de la Mitidja - peinture {JPEG}

 

Le Déclin de l’Empire turc.

 

NB : Les extraits de texte que j’emprunte pour les besoins de cet article, ainsi que pour les articles précédents, à Charles-André Julien – professeur à la Sorbonne, « Histoire de l’Afrique du Nord – Tunisie – Algérie – Maroc – de la conquête arabe à 1830 » - Éditions Payot Paris – 1952 » sont retranscrits en italique, ou entre guillemets.

Tous les extraits de texte empruntés (avec son aimable autorisation) à la thèse de Pierre Gourinard, historien, professeur docteur en Histoire-Géographie, sont retranscrits pour les besoins de l’article, en italique ou entre guillemets.

Idem pour les autres sources.

Deux Régences en Afrique du Nord fondées par les Turcs.

L’une, Tunis pays de « vieilles civilisations », où la dynastie husseinite (hossaïnide) au fil du temps « était devenue une dynastie tunisienne » où les Beys et leur administration s’étaient parfaitement assimilés aux traditions du pays.

Pour l’Algérie, les choses sont différentes jusqu’en 1830, où les Turcs conquérants ne voyaient que la mer et tout ce qu’elle leur rapportait et se sont très peu intéressées au pays en lui même.

L’Algérie était un pays pauvre, «  trop pauvre… pour conquérir son fier vainqueur ».

Les Berbères profondément attachés à leurs coutumes ancestrales, « avaient beaucoup moins d’affinités avec les Orientaux que les Orientaux arabisés de Tunisie ».

La France, tout en s’intéressant à la Régence d’Alger, observe tous les aspects de la question d’Orient, notamment celle du Liban. Une seule certitude, la décrépitude de l’Empire ottoman et sa disparition inévitable.

Le pouvoir despotique de la Sublime porte malgré quelques réformes n’ont d’autre but que de «  cacher le cancer et d’en arrêter les ravages intérieurs… Les Turcs d’aujourd’hui [ écrit Louis Baudicour ] sont identiques à ceux des siècles précédents et il en sera ainsi tant qu’ils conserveront leur fanatisme qui les rend incapables de comprendre le sens de la liberté  ».

Dans son analyse, Baudicour constate que l’Empire ottoman ne doit sa survie artificielle que grâce à une coalition des puissances européennes contre… la France ! Ses adversaires voudraient bien la voir éliminée de l’Orient.

La France et l’Église d’Orient.

La tâche des adversaires de la France, Anglais en tête, pour la discréditer auprès des populations orientales, s’avère plus rude qu’il n’y paraît de prime abord, car la France jouit d’un grand prestige en Orient.

Ce prestige s’apparente à une sortie de «  protection morale sur les populations chrétiennes d’Orient des Monts Liban, de la Syrie, de Chypre.

« Le jour où l’Empire ottoman viendra à disparaître, la France deviendra un « phare civilisationnel », c’est ainsi que les choses étaient vues à travers cette partie du monde oriental, particulièrement dans les populations chrétiennes.

Louis de Baudicour n’y voyait que des avantages. Les missions en faveur des Chrétiens du Liban se multiplient, à travers les initiatives du père Azar, des Sociétés de Secours aux Chrétiens du Liban, des conférences de St-Vincent-de-Paul, etc.

Ce dont les « chevilles ouvrières  » du grand projet d’installation en Algérie des Chrétiens maronites du Liban.

Un envoyé spécial maronite arrive à Paris en 1846. L’Emir Béchir (sous mandat turc) est renversé. Les Chrétiens du Liban exposent leurs doléances au roi de France. C’est le Révérend-Père Azar, Vicaire général du diocèse de Saïda qui va rencontrer le roi de France.

Il quitte Beyrouth en mars 1844 pour Paris, passe par Rome pour rencontrer le Pape Grégoire XVI et le roi Ferdinand II des Deux-Siciles. Le pape et Ferdinand II appuient les doléances des Maronites auprès de la France. Le père Azar cherche à se concilier des appuis diplomatiques pour aider le Liban.

Ferdinand II intercède auprès de l’ambassadeur de Russie à Naples sur le sort des Maronites.

Le Tsar se retranche derrière l’assentiment du Gouvernement français.

En 1846, le père Azar arrive à Paris. La Sublime Porte mise au courant de cette mission, en prend ombrage.

L’Archevêque de Saïda et le Patriarche maronite (Chef de l’Église maronite) ainsi que 336 Cheikhs procureurs des provinces du Liban demandent officiellement le retour de l’Émir Béchir (renversé) et le rétablissement de la principauté héréditaire du Liban.

Des Maronites établis en Algérie, est-ce réalisable ?

Louis de Baudicour, l’avocat Maître Baume de l’Académie de Marseille, Lacordaire, Montalembert, Joseph Coutin, etc.. oeuvrent dans ce sens. Mais ils se heurtent de la part du gouvernement Guizot, à un désintérêt, préférant laisser cette décision à l’appréciation du Gouvernement Général d’Alger. Ils ne montrent aucun empressement à la réalisation de ce projet. Baudicour, Falloux, jugent que « les Maronites seraient de précieux auxiliaires pour l’agriculture, tout en présentant des avantages sur les colons européens… »

Les Maronites parlent la langue arabe et s’associeraient aux Musulmans, sans que cela ne constitue un obstacle. Ils arriveraient d’autre part en Afrique avec une expérience de cultures spéciales en agriculture, que ne possèdent pas les Européens qui sont plus généralement céréaliers.

En écrivant cela, Baudicour pense à des cultures de type « exotiques » coton d’Egypte, soie, tabac, riz, ou bien méditerranéenne du sud,des oliviers, vignes en plus des céréales traditionnelles venant de France.

Baudicour pense que ces cultures développées par le savoir-faire des Maronites pourraient bénéficier à l’Algérie et à la France. La Métropole importe de l’étranger.

« L’administration algérienne… ne peut qu’accueillir avec bienveillance la culture du tabac et du mûrier...  ».

Pour mener à bien ces projets, Baudicour demande à la France une aide pour les Maronites à installer à la Mitidja, pour qu’ils puissent se procurer, outils, semences et plants. Les Maronites seraient établis dans des zones sûres, contrôlées par les tribus musulmanes ralliées à la France. Ces tribus sont en majorité des « pasteurs ». Et les Maronites sont à la fois des pasteurs et des agriculteurs.

Baudicour et ses amis demandent au gouvernement de leur attribuer des territoires spécifiques à chaque espèce de culture.

 

Plaine ⟹ céréales, coton

Coteaux ⟹ oliviers et vignes.

Une partie des Maronites qui ne sont pas agriculteurs doivent être orientés vers le commerce et le développer pour « former un vaste réseau chrétien de langue arabe ».

La France et sa politique africaine.

La France, en s’isolant des cours du Nord de l’Europe aux intérêts antagonistes à ceux de la France, « renonce aux frontières du Rhin… Pour rester en paix avec la nation allemande, son alliée naturelle ».

Tout l’attache à l’Afrique. Baudicour, en tant que légitimiste fait allusion à la politique belliqueuse d’Adolphe Thiers envers l’Allemagne. (Nous sommes en 1840).

Par voie de conséquence, il faut maintenir la paix européenne, sans avoir recours à la révision des Traités de 1815. Les légitimistes considèrent que toute la politique européenne de la France, par ricochée, concerne toute l’Afrique du Nord.

Les dispositions favorables envers la France, de la part du Maroc et de la Tunisie, sautent aux yeux pour le Gouvernement français. Constat largement partagé dans les milieux diplomatiques en 1840.

Louis de Baudicour, plus sceptique, de son côté ne s’illusionne pas excessivement sur les «  dispositions d’esprit des souverains marocains et tunisiens  ».

Si la France doit maintenir sa prépondérance au milieu du «  Vieux monde centré sur la Méditerranée, elle doit y exercer un arbitrage souverain ».

Echec du projet de Louis de Baudicour et de ses amis.

Le projet d’installation des Maronites en Algérie est abandonné, malgré l’approbation du Duc d’Aumale.

La Révolution de 1848 fait dire à Baudicour, amer : « En définitive, sous une forme un peu différente, les mêmes hommes étaient toujours au pouvoir  ».

Le neveu du père Azar, lui, pousse un grand cri d’alarme. Les Chrétiens d’Orient – Syrie, Liban – sont sans cesse menacés, persécutés.

Voici ce qu’écrit le père Boguais de la Boissière : (extraits)

« … Le père Azard me dit que lui et ses compatriotes fondent de grandes espérances sur Mr de Baudicour… Je sais que les circonstances sont dans ce moment difficiles, mais précisemment, parce que le gouvernement se prépare à faire jouer à la France très chrétienne1, un rôle anti-chrétien. Il serait bien utile de tendre la main à ces pauvres Catholiques d’Orient, dont la situation est déplorable… Les Turcs se vengent sur eux de l’agonie de leur empire. Sans cesse les Chrétiens sont battus, insultés dans les rues… Ils ne peuvent comprendre que la France défende les Turcs – Pauvres gens ! S’ils savaient comment les marionnettes jouent en France, ils seraient bien autrement surpris… Ils ne compennent pas comment la France ne les fait pas protéger. »

Pourquoi la France ne protège pas les Chrétiens d’Orient ?

Pour ne pas intervenir en raison de la souveraineté de Constantinople sur le Liban et se mettre à dos les Turcs.

En réalité les Maronites n’intéressent pas le Gouvernement français. La raison en est très simple et dictée par la nécessité de ce dernier, de se débarrasser des opposants politiques, très nombreux après la révolution de 1848, en envoyant un contingent de Parisiens en Algérie. On trouve parmi ces opposants, des anti-libéraux, des "monarchistes", des libre-penseurs, etc. Tous les milieux sont représentés, depuis l’ouvrier, le paysan, les descendants d’aristocrates, l’artisan, des intellectuels, des membres du clergé. Le ministre de la Marine, en 1848 fournit des bâtiments pour leur transport. 

 

 

1Souligné par le père Boguais.


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23 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 5 juillet 08:53

    ça finit en queue de poisson...


    • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 juillet 11:05

      @Séraphin Lampion

      Bonjour, la suite arrive, j’ai fractionné mes articles en plusieurs thèmes... Avant 1830, après 1830 jusqu’en 1962. C’est une partie de l’histoire de France très longue. Bien à vous. 


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 5 juillet 11:17

      @Nicole Cheverney

      Excusez-moi, mais j’avais lu « suite et fin » entre parenthèses après le titre, alors j’ai cru que ça se terminait comme ça.


    • Joséphine Joséphine 5 juillet 09:41

      L’Algérie, une éternelle « victime » qui voue une haine sans fond au peuple français. Et malgré cette haine, le peuple algérien se rue en France pour bénéficier des aides généreuses de la CAF, comme si cela lui était lui était dû.

      Au fait, les algériens ont encore sifflé la Marseillaise : 

      https://www.maghrebemergent.com/la-marseillaise-sifflee-au-stade-doran-pendant-les-jm-doran-quel-est-le-message/

      Les algériens qui vivent en France devraient avoir un regard un peu plus serein sur l’histoire commune entre nos deux pays. Le massacre d’Oran ? Ils n’en parlent pas beaucoup les algériens, il faut dire qu’ils ont une lecture extrêmement binaire de l’histoire.

      Si les algériens qui sont chez nous n’aiment pas la France, ni la mémoire française, qu’ils s’en aillent. Je suis moi-même française, je n’aime plus la France, donc je la quitte. C’est logique. 


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 5 juillet 11:30

        @Joséphine

        Les Français ne parlent pas beaucoup des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata , ni de la ratonade de Constantine du 20 août 1955.

        C’est l’histoire, malheureusement.

        Mais dire que « les Algériens détestent la France » est aussi absurde que de dire : « les Français détestent l’Angleterre » (à cause de la guerre de cent ans), ou « les Français détestent l’Allemagne » à cause du STO et d’Oradour sur Glane), même si on peut toujours trouver des gens qui illustreraient ces propos.

        L’eau passe sous les ponts. Mais on peut toujours attiser les braises d’un feu qui s’éteint.


      • Joséphine Joséphine 5 juillet 11:40

        @Séraphin Lampion

        Combien de fois les algériens ont ils sifflé la Marseillaise ? On ne les compte plus....Le message est très clair en tout cas. Les algériens dans leur immense majorité nous haïssent et veulent nous faire payer leur incurie. La guerre d’Algérie a bon dos. Je suis née bien après cette période de l’histoire , mais j’écoute, j’analyse , je constate et j’observe que nous payons très cher.

        On nous parle de passion, d’amitié franco-algérienne… je récuse. La haine est forte côté Algériens, la méfiance est de mise côté Français. Que ce soit politiquement correct ou non, c’est la réalité. Le reste n’est qu’élucubrations de bobos, il n’y a pas d’entente franco-algérienne, il n’y a que des intérêts , et surtout, du ressentiment. 


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 juillet 14:57

        @Séraphin Lampion

        « Sétif, Guelma, et Kherrata », oui, mais ce ne sont pas des évènements à génération spontanée. On ne peut pas « isoler » trois épisodes sans préciser ce qu’il s’est passé AVANT ces trois évements.
        La ratonade de Constantine du 20 août 1955, se passe en pleine guerre d’Algérie, au moment où les passions sont au paroxisme.
        Bien à vous.


      • SAVING-Private-ASSANGE 5 juillet 15:13

        @Joséphine

        En fait, le FLN ou ce qui lui succède utilise le prétexte « séquelles de la colonisation » pour détourner le mécontentement.
        Ce qui ne marche plus avec les indigènes, fonctionne avec les ptit-têt de banlieue qui ont entrainé toute l’Afrique dans leur hystérie jubilatoire.
        Au début, le Lobby très puissant et néfaste (dénoncé par La MItte) s’est servi du thème de l’Antiracisme pour accrocher le wagon de l’Antisémitisme ( gadget pour faire avaler la pilule de la répression israélienne sur les Palestiniens ).
        Alors que les milieux progressistes ont toujours fait porter la faillite de l’intégration sur le système éducatif (déchargeant les géniteurs de toute responsabilité), aujourd’hui depuis que les « suédois » évoquent leur solidarité avec le peuple palestinien, beaucoup de ces esprits ont viré la cuti. Il suffit d’écouter Drahi, Levy et Goldnadel sur CNews critiquer le RN bashing !!!
        +
        Une éminence parmi les éminences :

        Avant l’école, avant la phase sociale, les parents doivent s’interroger : quelle est l’éducation qu’ils donnent au jour le jour. Il s’agit de l’éducation reçue chez soi.

        Badinter à 24hr le 7/09/20 chez Laurence Ferrari sur LCI


      • Danton 13 Danton 13 19 juillet 16:38

        @Nicole Cheverney
        La guerre d Algérie est un drame dont la France et du reste l Algérie n’arrivent pas à se remettre .La défaite de la France est bien pire qu’une défaite c’est une débacle une Bérézina .Cela se termine par les sirènes lugubres des navires sur les quais d’Alger en juillet 1962. Des citoyens (femmes enfants vieillards jeunes ) débarquent effrayés en France sur les quais de Marseille avec une valise à la main ! Ils ont plus rien ! L’Allemagne se remet petit à petit de sa défaite de 1945 mais la France non se remet pas de ce cataclysme sous la férule du général Micro  ! La France et l’Algérie ont tant affaire ensemble ! Et pourtant nous avons tant à faire ensemble ! La solution pourrait commencer par le sport .N’oublions pas qu’en 1998 lorsque Zidane jouait pour la France de nombreux Algériens étaient supporters ! Je me trompe peut être mais je vois cela comme je vois les nombreux Algériens qui travaillent en France .Il faudra bien tourner la page ! Espèrance ! 


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 19 juillet 17:59

        @Danton 13

        Bonjour et merci de votre commentaire et de l’intérêt que vous portez à mon article. Je suis d’accord avec vous : on ne se remet pas de ce drame, je rajouterais tant que la falsification de l’histoire concernant la période courant de 1945 à 1962 sera étouffée par la bien-pensance. Cette page sera tournée lorsque tous les mensonges, d’où qu’ils viennent seront éventés. Je m’attelle à rétablir la vérité malgré la volée de bois vert que me vaut cette série d’articles. La première partie en tous cas. 
        Par contre, je ne vois pas le sport comme seul remède. Bien à vous. 


      • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 juillet 11:16

        @ Joséphine

        Bonjour et merci de votre commentaire.

        Les Algériens  y compris les Français sur l’histoire de la colonisation algérienne  ont subi des deux côtés un lavage de cerveau équivalent à celui qui sévit en ce moment avec le Covid, dans un discours terriblement manichéen. Le mal d’un seul côté, comme toujours. Eh bien, c’est à nous de venir rétablir la vérité, qu’elle plaise ou non. La Vérité n’est pas monolithique. 

        Dans mes prochains articles, qui seront consacrés à la période à partir de 1830, très dense et ensuite à la triste période de la guerre d’Algérie, à l’appui de documents officiels, de témoignages, j’essairai modestement, d’inviter tous ceux qui ignorent les dessous des cartes, de re-penser cette tragédie avec un peu moins de certitude et d’à prioris. 

        Quant à la France, son état actuel, ll ne faut pas la détester. Elle est menacée de mort cérébrale dans les basfonds infects du mondialisme. A nous de la régénérer. 

        Bien à vous.


        • Joséphine Joséphine 5 juillet 12:44

          @Nicole Cheverney

          Merci à vous Nicole Cheverney. Ce que je redoute le plus c’est le politiquement correct qui est une falsification de l’Histoire, il s’agit en effet de rétablir la vérité sans se soucier de cette langue de bois. Vos articles tombent à point nommé au moment où les algériens ont encore une fois sifflé notre hymne. 

          Quant à ma rupture avec la France, elle vient des problèmes migratoires qui ont défiguré ma ville du Centre de la France, mais aussi de l’instauration du passe sanitaire. Quand je me suis vue refuser l’entrée d’un marché de Noël avec ma petite nièce en pleurs parce que nous n’étions pas vaccinées, ce jour là la coupe était pleine. Des périls menacent la France en effet, et ce n’est pas faute de les avoir prévenus. Je n’ai plus du tout le courage de me battre pour ce pays , et encore moins de hurler dans un désert de sourds. Comme beaucoup d’autres, je vais partir, même si mon lien avec la langue et la culture française est indéfectible. Si ça se trouve c’est dans l’exil que j’aimerai à nouveau mon pays que je n’arrive plus à appeler « France ». 


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 5 juillet 13:28

          @Joséphine

          Vous allez où ?
          Au Maroc ?
          Il parait que même avec une petite retraite, on peut vivre à l’aise, là-bas.
          On peut même se payer des domestiques très gentils pour trois fois rien


        • Joséphine Joséphine 5 juillet 13:48

          @Séraphin Lampion

          Je vais dans mon pays d’origine , l’Espagne, et je suis encore loin de la retraite. La retraite, je commencerai à y penser beaucoup plus tard, quand j’aurai la cinquantaine, pas avant. Quand je vois des jeunes de 30 ans qui parlent déjà de leur retraite je me dis qu’ils sont déjà morts. Les djihadistes n’ont même plus besoin de les tuer. 


        • Joséphine Joséphine 5 juillet 13:49

          @Séraphin Lampion

          Je ne suis pas socialiste cher Monsieur, les orgies du Maroc c’est pas pour moi ! Demandez plutôt à Jack Lang qui adore le Maroc....

          Sur ce, bon appétit ! 


        • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 juillet 14:45

          @Joséphine
           
          Je suis comme vous, je regarde la France et je ne la reconnais plus. A 70 ans, je ne peux aller nulle part, que de rester dans ma petite ville du Sud de la France qui connaît comme vous, un changement de population progressif mais inéluctable avec tout ce que cela implique de changement visuels, pratiques, matériels, également de moeurs, puisque lorsque vous rentrez dans cette petite ville de Provence,sans surprise, car ce phénomène s’étend partout les bars nombreux ici, ne sont occupés que par des hommes, les femmes restant entre elles et ne sortant que les jours de marchés. Je ne les blame pas, je constate seulement. S’il faut jeter la pierre, je le fais sur les autorités publiques qui favorisent cette émergence de ce que Mélenchon appelle : « son nouveau Tiers-Etat » ! Avec un but ouvertement affiché : le grand remplacement", derrière lequel se profile les lobbies qui rongent notre beau pays. Je passe sur le wokisme, sur la classe politique gouvernementale et autre, sur les ONG financées par les USA, etc. 
          Je vous souhaite bonne chance et réussite pour votre nouvelle installation en Espagne, ce pays chaleureux et beau, où vit mon frère une grande partie de l’année, bien que ce pays soit gangrenée par l’UE. Bien à vous.


        • SAVING-Private-ASSANGE 5 juillet 15:00

          @Nicole Cheverney

          Dans son sketch mémorable « La Colonisation » Fellag évoque le repeuplement de l’Algérie vidée de ses habitants, par les Français exaspérés !
          Je pense que son histoire mériterait une mise à jour, compte tenu de l’évolution du Climat. Les Français émigreraient vers le Nord...
          En tous cas c’est l’éventualité que j’envisage.
          Depuis 1977, je n’ai jamais osé assister à des feux d’artifices du 14 juillet sur le Vieux Port, dissuadé par la fréquentation (pickpockets, pétard dans les jambes des spectateurs, harcèlement etc...)
          Après 10 ans d’absence quand j’ai voulu m’asseoir dans une salle de ciné de la Canebière,tous les sièges en velours beige clair étaient maculés, impensable.
          Déjà avant mon départ, au début des années 70, les suédois des quartiers Nord agressaient les spectateurs au guichet du cinéma « Le Pathé » qui n’existe plus depuis bien longtemps.
          C’était le temps où les journaux osaient écrire les noms des agresseurs pris en flagrant délit...


        • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 juillet 15:29

          @Saving-Private-ASSANGE

          Bonjour et merci de votre commentaire. Marseille, je connais très bien cette ville, pour y avoir travaillé des années. J’y suis arrivée en 1980, 1 an avant les élections présidentielles et l’élection de Mitterand. J’ai vu en moins de 20 ans, la ville se transformer, j’ai vu comment les pires politiciens se faisaient élire avec les votes des populations issues de l’immigration, le socialisme devenir le faux-nez du mondialisme, l’effacement invisible d’abord, puis ostensible des classes laborieuses avec la fermeture des usines (comme Panzani, et autres) les conneries des syndicats soit-disant défenseurs du prolétariat, se parjurer pour quelques postes à la mairie, dans les collectivités territoriales, toute une faune de mendigots pleurnicher et se vendre pour des postes à deux balles allant du gardien, à la femme de ménage, le népotisme faire loi dans les administrations, où de véritables dynasties locales faisaient la pluie et le beau temps. Bien sûr, Marseille a toujours eu une réputation sulfureuse, depuis des lustres. Avec la mafia au milieu et ses liens avec certains politiques. Et puis... l’immigration massive et gettoïsée, l’insécurité galopante, et bien plus maintenant avec l’arrivée exponentielle des migrants. Quel intérêt pour les autorités d’imposer aux Français cette migration ? Sinon de les réduire à néant. Triste constat, triste bilan. Bien à vous.


          • SAVING-Private-ASSANGE 5 juillet 17:10

            @Nicole Cheverney

            Vous avez tout compris !
            C’est tellement évident que les fanas de ce satané « politiquement correct » doivent frémir de réaction contenue...
            Je disais il y a peu « Marseille c’est le trou du cul de la France » aujourd’hui, je ne dis plus rien, je me demande comment partir compte tenu de contrainte familiale médicale. J’irais sous un climat plus rigoureux et frugal moins attrayant pour les parasites..


          • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 5 juillet 17:31

            @Nicole Cheverney

            « Quel intérêt pour les autorités d’imposer aux Français cette migration ? »

            C’est simple à court terme et suicidaire à long terme.

            L’intérêt pour les dominants (plutôt que les « autorités qui ne sont que leurs larbins), c’est de diviser et exploiter pour faire diversion et s’engraisser. C’est la politique de la terre brûlée : après moi, le déluge. L’époque des patrons paternalistes et des démagogues est terminée. On en est aux prédateurs et aux charognards.


          • Nicole Cheverney Nicole Cheverney 5 juillet 19:58

            @Séraphin Lampion

            Mais cette nouvelle race de politiciens et de patronat est aussi démagogue que les anciens, mais ils rajoutent à leur tares anciennes, de nouvelles, voyantes comme des éléphants : la vulgarité, et un goût prononcé pour l’exibitionnisme. Ils sont immondes et laids, comme leurs programmes. D’accord avec vous, ce sont des prédateurs. Mais ce qui représentait il n’y a 40 ans seulement qu’une partie de l’espèce de ces charognards et énergumènes de tous poils, représente en 2022 la TOTALITE de ces spécimen.
            Bien à vous.


          • PascalDemoriane 5 juillet 17:03

            Merci Madame Cheverney pour nous avoir offert ce premier cycle passionant... et étonnant, remarquablement concis (pour les lecteurs paresseux !) qui re-contextualise très utilement la suite des évènements problématiques qu’on sait, ou qu’on croit connaître ! çà nettoie des idées reçues. Et heureux de l’annonce d’une suite. 

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