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Marcel MONIN

Marcel MONIN

Maître de conférences honoraire des universités . Docteur d ’Etat en droit. Consultant. Spécialités : droit constitutionnel ; droit administratif ; réforme universitaire.

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  • Premier article le 13/02/2016
  • Modérateur depuis le 17/02/2016
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Derniers commentaires



  • Marcel MONIN Marcel MONIN 24 mars 15:14

    Complément :

     

    Le contenu des remarques que les lecteurs ont bien voulu écrire à la suite de notre article, appelle quelques observations.


    Il est clair que si l’on aborde la question dont il a été traité avec un regard de pénaliste, on est conduit, sous cette approche, à déduire des faits ( pantouflages, rétro-pantouflages, coups de mains, renvois d’ascenseurs, - avec par ailleurs quelques juges qui, dans certaines affaires intéressant les gens au pouvoir, sont rapides, lents, ou aveugles selon les cas et le contexte), qu’on est en présence de la mise en oeuvre de techniques qui font irrésistiblement penser à celles pratiquées dans certaines régions italiennes. Auquel cas il faudrait qualifier le régime de … « maffieux ».

    Ce qui choquerait beaucoup les âmes sensibles ou les personnes habituées à ne rien voir. Et ce qui ferait hurler des gens, occupant d’honorables fonctions, distingués et calmes … . Au moins tant qu’on les laisse en paix. Et tant qu’il y a des journalistes compatissants pour paraphraser leur indignation.


    Il serait « amusant » de voir le résultat des travaux d’une commission (un peu inspirée du « tribunal Russel ») composée de juristes indépendants ( par ex. des universitaires, des magistrats en retraite) et de spécialistes des techniques de corruption, de l’évasion fiscale, des transferts illicites de fonds … Commission qui - n’ayant pas à se détourner des dossiers des individus jouissant de protections ( immunités, privilèges de juridiction, …) ou bénéficiant de l’amitié de puissants, et dont les membres ne risqueraient rien (au moins pour leur carrière / on ne dira rien sur leur pronostic vital ) - , serait à même, un peu comme un tribunal, de rédiger des conclusions pour chaque affaire.

    Lesquelles fourniraient aux citoyens une information dont ces derniers sont privés. Conclusions dans lesquelles le dirigeants de demain pourraient trouver quelques mesures d’hygiène à prendre. Sans que ceux-là aient besoin, pour avoir des idées, … de passer par Mc Kinsey ou autres.

     

    Marcel-M. MONIN



  • Marcel MONIN Marcel MONIN 7 mars 11:19

    @chapoutier
    Bonjour Monsieur, 

    Dans l’état des informations que nous avons en ce moment (qui, si l’on exclut les argumentaires qui vont dans le même sens et qui tournent en boucle, sont très maigres), et en essayant de m’extraire desdits argumentaires, j’aurais tendance à voir (au moins provisoirement, et avec des « si ») les « choses » de la manière suivante (1) : 

     

    Si E. Macron, au lieu d’aller voir V. Poutine (pour lui dire – en résumé- d’accepter de se plier aux desseins américains), était allé voir J. Biden et avait dit à ce dernier : « la France n’a pas besoin et ne veut pas de l’Ukraine dans l’OTAN » …

    … Que se serait-il passé ?

    L’Ukraine n’aurait pas pu entrer dans l’OTAN (lire - en plus- le texte du traité de l’Atlantique nord sur ce point). Et la Russie n’avait plus de raison de se lancer dans des opérations militaires.

     

    Et la France aurait contribué à l’ouverture d’une aire dans laquelle, en rupture avec les pratiques passées, les divergences d’intérêts économiques et financiers entre les Etats ( en réalité aujourd’hui entre les groupes industriels et financiers des Etats) se seraient réglés par la discussion et par la négociation. Jamais par la menace de destructions. Plus jamais en envoyant des tueurs pour liquider ceux des chefs d’Etats (ou en déclenchant des « révolutions » pour les faire partir), qui veillent à l’intérêt de leur pays et de leur peuple ; et pour leur substituer des valets. Plus jamais en envoyant des pauvres types se faire tuer, soit comme manifestants ou combattants de l’ombre, soit comme soldats (2) .

    Il est probable que la France y aurait gagné en respect (2). Et aurait acquis une influence nouvelle.

     

    La France l’aurait pu. E. Macron ne l’aura pas voulu (3).

     

    Il reste aux Français (encouragés par la plupart des médias) à user leur salive sur tout, sauf sur le choix personnel d’E. Macron (3).

     

    MMM

     

    (1) C’est une manière assez personnelle de voir les choses. Là encore, des membres de la classe politique auraient pu se livrer à cette même réflexion et interpeller le chef de l’Etat ou s’en ouvrir à l’opinion publique. Ils ne l’ont pas fait. Il est intéressant de le noter pour analyser (plus tard) le phénomène.

    (2) Certes, les Américains auraient été contrariés … Mais quand de Gaulle les contrariait, la France n’en « existait » que plus.

    (3) on oublie souvent que beaucoup de décisions « de l’Etat », qui engagent ce dernier, résultent en réalité de choix personnels. Jacques Chirac aurait pu -fin 2019- décider que la France suivrait les Américains en Irak. Il a fait, lui, le choix contraire.



  • Marcel MONIN Marcel MONIN 6 mars 16:19

    Observations et hypothèses ( suite à certaines réactions fort intéressantes à notre article : « E. Macron et l’Ukraine : mais encore … ? » publié dans « Agoravox »).

     

    S’agissant de la France, il est intéressant de constater qu’aucun personnage politique ( et évidemment pas les « jung leaders ») n’a émis l’idée que la France devrait s’opposer, au moins dans l’état actuel des choses, à l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN. Et que si l’article 10 du traité de l’Atlantique Nord ne suffisait pas, la France se retirerait de cette machinerie belliqueuse  et à arrières pensées, à direction américaine.

    C’est sans doute ( hypothèse) que l’immense majorité des personnes qui constituent la classe politique, est imprégnée de l’idéologie sociétale concoctée par certains penseurs et visionnaires d’Outre-Atlantique ( et traduite par leurs adeptes dans les traités signés et ratifiés - en commençant de manière éclatante par celui de Maastricht- par une succession de présidents français). 

    Et que cette classe politique (suite de l’hypothèse) dans son immense majorité, partage avec ceux des Français - courant ou se trainant derrière ceux qui sont arrivés à s’installer à leur tête pour les diriger (*) et pour penser à leur place - , un même esprit de soumission. Soumission au vainqueur de la veille, au plus fort du lendemain. Sans considération ( et sans connaissance) pour l’histoire, la géographie, les enjeux économiques et sociaux. Avec le mépris -quand il le faut -des principes quand ils dérangent, et toujours l’oubli de la dignité de soi et du respect des autres.

     

     

    Marcel-M. MONIN

     

    (*) que ce soit de Gaulle qui a retiré la France du commandement intégré de l’OTAN, ou Sarkozy qui l’y a fait retourner



  • Marcel MONIN Marcel MONIN 17 janvier 17:48

    Certains commentateurs traitent de questions connexes.

    Qui appellent l’attention sur la nécessité de réformes.

    Mais avant, il faut préciser le vocabulaire.

     

    1/ la valeur « sociale » / la « rentabilité » … du diplôme.

    Quand on arrive à limiter le nombre de diplômés ( cas des personnes entrant et sortant des grandes écoles) la rentabilité sociale du diplôme demeure grande.

    En revanche, plus il y a de diplômés, moins le diplôme permet de continuer à avoir des emplois de même niveau. Il y a 80 ans, avec le baccalauréat, ou la capacité en droit, on pouvait postuler à des emplois qui ne sont ouverts aujourd’hui qu’à des titulaires de diplômes bacc + 4 ou plus.. C’est comme cela qu’évoluent les sociétés. Qui trouvent avantage à ce que de plus en plus d’être humains soient instruits et aient des diplômes. Sociétés qui s’adaptent naturellement à ce phénomène.

    Dire qu’il faudrait limiter le nombre de diplômés pour qu’il y ait la même adéquation que précédemment avec les emplois, est certes politiquement situé, mais constitue une vue de l’esprit. Qui ne correspond à l’évolution d’aucune société. ( Evolution qui peut être certes retardée ou entravée par le fait de dirigeants politiques adeptes de telle ou telle idéologie, ou trouvant par là un moyen de figer pour un temps la stratification sociale, ou ayant subi une formation ne les prédisposant pas à la réflexion prospective - v. le § qui suit - ).

    Quant à penser qu’il y aurait un lien nécessaire entre la rareté d’un diplôme adapté à des postes rares, et l’intelligence ou les qualités intellectuelles de ses titulaires, cela relève également d’une vue de l’esprit. Que l’analyse des décisions préparées ou prises par des personnes sortant de l’ENA depuis quelques dizaines d’années, ( sans compter le contenu de leurs interventions publiques) commence il est vrai à dissiper.

     

    2/ Les taux d’échec des étudiants.

    Certes, quoiqu’un enseignant fasse, un petit groupe d’étudiants réussira de toutes façons, et un petit groupe ne réussira pas. Mais la grosse cohorte des étudiants devra sa réussite ou son échec à l’enseignant. L’expérience montre en effet ( et les statistiques démontrent quand il en est établi) que la réussite ou l’échec des étudiants dépendent de la qualité de l’enseignement qui leur est distribué. Quand un enseignant sait de quoi il parle et a envie de le transmettre à ses étudiants ( = les respecte et se respecte) , le taux de réussite des étudiants dans sa matière est systématiquement supérieur à celui des étudiants qui doivent subir l’enseignant qui a des connaissances approximatives et qui se contente de gérer son statut. ( NB. La question se pose autrement dans le primaire et le secondaire)

     

    3/ le « niveau » des étudiants.

    Les enseignants qui n’obtiennent pas de bons résultats, se plaisent à dire que le « niveau baisse » (celui des étudiants). Outre que c’est ce qu’on dit depuis Charlemagne, il ne faut pas confondre le niveau de réussite des étudiants aux examens et leur « niveau » apprécié à l’aulne des connaissances jadis distribuées aux générations antérieures.

    Et puis, que le niveau apprécié aux notes obtenues dans les matières enseignées dans le secondaire, des bacheliers qui entrent à l’université puisse avoir une incidence sur leur réussite à venir ne se comprend que dans certaines disciplines. Car, en réalité, les questions qui sont traitées à l’université dans beaucoup de filières, sont nouvelles par rapport à ce qui figurait dans les programmes du secondaire. Le droit est un exemple idéal typique ( il n’est pas le seul à pouvoir être cité) . Pour faire du droit, il suffit à la vérité, de savoir … lire et écrire. Et aussi, si l’on en juge par la production « scientifique » de certains universitaires, de savoir faire du « copier-coller ». Sélectionner les candidats à une licence en droit, avant qu’ils aient eu le moindre cours de droit, est quand même une démarche intellectuellement acrobatique.



  • Marcel MONIN Marcel MONIN 21 décembre 2021 11:48

    @chantecler

    Bien sûr que les Français ( ou la plupart d’entre eux) n’ont pas le souvenir qu’ils auraient voulu élire (*) Macron pour lui « faire vendre les actifs ou la fonction publique ». Mais avec la mécanique des traités auxquels il a été fait allusion, l’élection ne sert plus qu’à désigner des individus qui feront, non ce que les citoyens ont dans la tête, mais ce que les traités disent de faire. Et ce que les traités disent aux présidents de faire, c’est, précisément, au fur et à mesure que ça leur est ordonné par les « instances européennes », de dé réglementer ce qui, en matière financière, économique et sociale avait été antérieurement régulé. Pour permettre aux affaires de se faire désormais sans entraves, ni nationales, ni sociales,

    Les gens se refusent ( par paresse ou pour une autre raison ?) à le voir. Beaucoup de citoyens ont fini néanmoins par « ressentir » que « voter ne sert à rien ». Mais ils raisonnent malgré tout selon les vieux schémas mentaux selon lesquels les élus sont des gens qui « représentent » les citoyens. Et dans l’espoir, vain avec ce qui est écrit dans les traités, qu’ils pourraient … un jour , « tomber sur » un président qui ne soit ni Mitterrand ( Maastricht), ni Chirac ( qui a essayé de faire voter le projet de constitution européenne), ni Sarkozy ( qui a fait voter Lisbonne par la majorité de la classe politique française), ni Hollande (qui a montré qu’il ne pouvait / voulait en définitive pas avoir la banque comme ennemi), ni Macron ( qui continue imperturbablement à faire ce qu’il reste à faire). C’est à dire un président qui, demain, serait élu parce qu’il aurait osé dire : « ça suffit ! ». Et qui ferait ensuite ce que le peuple et lui auraient convenu de faire. Le tout évidemment dans le même cadre géographique, qui implique une concertation entre les Etats nécessairement sur tout ou sur à peu près tout, mais pour faire au total … autre chose (avec une autre finalité) pour tout le monde.

    (*) autour de cette question, v. nos réflexions : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-dol-dans-la-democratie-235457 

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