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Renaud Bouchard

Renaud Bouchard

Juriste - Géopoliticien - Economiste (Doctorant CEMI-EHESS) - Français et Européen -Passionné par les relations internationales et la diplomatie de crise, l'action politique et citoyenne. J'ai la volonté de rencontrer, réunir et fédérer les énergies pour un engagement et une renaissance politique nouvelles de la France et de l'Europe à l'occasion des prochaines échéances électorales.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/09/2006
  • Modérateur depuis le 16/11/2006
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Derniers commentaires


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 16 mai 19:26

    A l’auteur.
    Bonjour ! Billet intéressant.
    A développer.
    cf. aussi ci-après, un entretien sur Radio Sputnik à ce propos :

     https://fr.sputniknews.com/radio_sapir/201703031030320453-route-soie-economie-chine/


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 10 mai 11:07

    @JL
    Bonjour JL et merci pour votre commentaire auquel je réponds ci-après //
    Vous écrivez :
    "Je suis d’accord, cette victoire d’Emmanuel Macron est un défaite pour la France. 

    // Effectivement.

    Mais j’en rejette la responsabilité sur les médias qui ont poussé le FN et sa porte parole Marine Le Pen au premier tour pour faire échouer la France Insoumise et son leader, Jean-Luc Mélenchon, en sachant très bien que les Français ne porteraient jamais ce parti au pouvoir.

    //A ceci près que si l’électorat Mélenchon avait un peu réfléchi au rôle « d’idiot utile » et de repoussoir que le FN a joué à la perfection, il n’aurait pas eu ces pudeurs qui l’on conduit à faciliter la victoire d’E. Macron en voulant « barrer » le FN.
    Plutôt que de hisser l’adversaire sur le podium, il eût été plus intelligent de lui en restreindre l’accès directement, sachant que le FN au pouvoir aurait été incapable par la suite- au moins sur le plan économique -, ainsi que l’a amplement démontré sa représentante qui a prouvé sa nullité sur la question - de s’y maintenir.

    Maintenant le risque est grand pour le pays, si toutes les forces insoumises ne font pas bloc pour porter une majorité républicaine et de gauche à l’Assemblée nationale. Les Français veulent une UE au service des nations et non pas une UE qui domine les nations. Ce nom de la France Insoumise est contre-productif, qui doit regrouper le le PS et le PC, puisque Macron est génétiquement de droite et mondialiste.

    //Là encore il me semble important de sortir des ornières mentales habituelles et de quitter une vision politique obsolète qui se révèlera une fois de plus incapable de faire face au nouveau paradigme qui s’est désormais installé avec l’élection d’E. macron et de tout ce qu’il incarne et représente.

    Les forces insoumises ne doivent être ni de gauche ni de droite, sauf à vouloir rééditer les mêmes erreurs passées.

    Au même titre qu’une représentation républicaine de gauche voudra renouer avec ses visions de gauche il en ra de même avec une représentation dite de droite.

    Les divisions existent déjà avec des partis qui envisagent déjà de se recomposer avec les mêmes têtes de gondole rescapées de leur ù^mise au tapis. On ne change pas de politique avec des gens qui sont incapables de changer les systèmes de pensée qui les ont conduits aux impasses et aux échecs actuels. On en change.
    Vous le dites d’ailleurs clairement en disant que « ce nom de la France Insoumise » est contre-productif.
    Quant à imaginer qu’il puisse regrouper le PS et le PC, voyez ce qu’il en est dans la réalité. Ils s’y refusent car cela signifierait la mise au rencart de leurs dirigeants.
    E. Macron n’est pas plus « de droite » qu’autre chose : il est mondialiste, avec tout ce que cette étiquette sous-entend.
    Il faut donc lui opposer un front qui soit anti-mondialiste, i.e.exempt de toutes les tentations centrifuges inhérentes aux sensibilités politiques « de droite » comme « de gauche ».

    Bien à vous, Renaud Bouchard


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 10 mai 09:26

    @Pierre JC Allard

    Bonjour Pierre et merci pour votre commentaire et votre compliment.

    Je souscris à votre analyse, avec une nuance quant au solipsisme dont la force, comme vous le savez, tient à sa capacité de se frotter à la réalité, laquelle peut être plus ou moins brutale lorsqu’elle vient corriger l’idée que l’on se fait du monde et de la manière dont il vit.

    Nous en avons tous plus ou moins déjà fait l’expérience.

    Pour répondre à vos observations, je ne suis pas sûr que (je vous cite) "tout le show Macron de 2017 n’est que le dernier de ceux dont nous distraient sans cesse depuis longtemps ceux qui mènent le monde....« .

    Il y en aura d’autres.

     »Une manipulation sans failles est la meilleure explication de l’état du monde, et le « complotisme » pur semble bien la seule théorie politique raisonnable", dites-vous.

    Effectivement, même si les limites entre complotisme et réalité sont devenues floues.

    Plus besoin d’artifices !

    La crédulité - la cécité devrait-on dire -, est sans limite. Pour que 20 millions d’électeurs aient pu être séduits il aura fallu une certaine complaisance de la part de ceux qui ont répondu, non parce qu’ils n’auraient pas su discerner les ficelles de la Propagandastaffel à la française, comme on pourrait le penser, mais tout simplement parce qu’ils l’ont volontairement acceptée.

    Je n’invente rien : http://www.boursorama.com/forum-politique-la-propagandastaffel-a-la-francaise-445426577-1

    Quant au reste, tout dépendra du mouvement des marées et de leur amplitude :

    http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/10/2571771-adelaide-zulfikarpasic-le-choix-du-premier-ministre-sera-determinant.html

    Cordialement,
    Renaud Bouchard


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 10 mai 08:55

    @Olivier Perriet
    Bonjour Olivier et merci pour votre commentaire auquel je réponds avec un peu de retard.
    //
    Vous écrivez :

    Il faudra - un jour - faire un choix entre la question sociale, celle de l’euro, de la souveraineté économique, et la question identitaire, de l’épouvantail islamiste, etc...

    //Il n’ y a pas de choix à effectuer, me semble-t-il, dans la mesure où toutes ces questions sont déjà posées depuis longtemps sans qu’elles soient traitées. Elles le seront, probablement de la pire manière qui soit, i.e. dans l’urgence, avec tous les dérapages possibes.

    Car en fait il n’y a rien d’incompatible entre la défense de l’euro fou et les délires identitaires, les seconds pouvant faire passer la pilule aux difficultés économiques et sociales nées du premier.

    // Effectivement.

    Et symétriquement, vouloir engager le fer contre l’UE et mettre au banc de la nation une partie de ses habitants semble assez difficile : on ne peut pas avoir trop d’ennemis d’un coup.

    //Vous avez amplement raison. D’autant plus qu’il y a les ennemis déclarés ( les opposants, avec toute la nuance que ce terme recouvre), ceux qui ont manifesté leur rejet en votant et en faisant un choix respectueux des règles démocratiques, mais aussi tous ceux qui se sont abstenus, n’ayant pu trouver réponse à ce qu’ils souhaitaient.

    Nous serons rapidement fixés.

    Bien à vous,

    Renaud Bouchard


  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 mai 09:00

    Aux Lecteurs.
    Intéressante analyse de G. Brustier
    Source : http://www.liberation.fr/debats/2017/05/08/repreneur-inattendu-ou-syndic-de-faillite-de-la-ve-republique_1568162?xtor=EPR-450206&utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=quot

    Le candidat d’En marche s’installe à l’Elysée non pour réformer un système de pouvoir à bout de souffle, mais en réalité pour le sauvegarder.
    E. Macron. Repreneur inattendu ou syndic de faillite de la Ve République ?

    Elu à 39 ans président de la République, Emmanuel Macron a pris soin d’afficher sa liberté par rapport aux us et coutumes de la vie politique de la Ve République. N’ayant jamais été élu auparavant, ayant créé son mouvement politique voici un an seulement, démissionnaire à grand spectacle d’un gouvernement où l’avait propulsé un président qu’il s’apprêtait à contraindre à l’abdication, le destin d’Emmanuel Macron tient selon ses thuriféraires de la chanson de geste dédiée à révolutionner notre République, mais présente toutes les caractéristiques d’une révolution de palais. Cette croisade démocratique au service des Français tient de la révolution par en haut, de la révolution passive.

    Du quinquennat à venir, on ne peut prévoir que l’imprévisibilité. La crise de régime s’aggrave et fragilise un peu plus la Ve République. Emmanuel Macron apparaîtra-t-il in fine comme le repreneur de cette République affaiblie mais restructurée par ses soins ou bien comme l’impuissant syndic de faillite d’un régime politique dont le système partisan vient d’imploser sous nos yeux ?

    Emmanuel Macron comme dernière chance de la Ve République, c’est évidemment loin de la révolution démocratique annoncée. De dynamiteur affiché d’un système politique grippé, en deviendrait-il en fait le vigilant conservateur ? Emmanuel Macron n’a, en fait, pas défié le « système » politique. Il est, au contraire, la parfaite incarnation des élites techniciennes de la Ve République. Après l’échec des quinquennats de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, Emmanuel Macron remplit une fonction : préserver les fondamentaux du régime de 1958. Les soutiens d’Emmanuel Macron rappellent d’ailleurs les très riches heures des différentes familles politiques ayant gouverné depuis des décennies. Giscardiens, chiraquiens, mitterrandiens, rocardiens, deloristes, hollandais, un ancien dirigeant du PCF, un ancien leader de Mai 68 et un ancien d’Occident, militant passionné d’un libéralisme total. Venus ainsi du PS, du RPR, de l’UDF, du PCF, ces soutiens du nouveau président de la République correspondent aux sédimentations successives des élites du pouvoir de la Ve République. Solidaires des grands choix stratégiques opérés depuis le septennat Giscard, tant en ce qui concerne l’intégration européenne que la place de la France dans le concert des nations ou la déréglementation des marchés financiers, ils défendent un héritage transpartisan « et de droite et de gauche », leur œuvre, leur legs.

    Un régime politique ne se résume pas à sa Constitution. Il organise les rapports entre gouvernants et gouvernés, détermine comment ses élites sont sélectionnées, participe d’une vision du monde et d’une certaine définition des rapports sociaux. L’actuelle crise de la représentation est une des conséquences de la crise de 2008, dont on retrouve d’autres exemples en Espagne, en Italie ou même en Autriche. Emmanuel Macron, pour sauver le régime, l’ampute de son antique système partisan davantage gangrené par l’impuissance politique que par les affaires. Que toutes les têtes changent pour que rien ne change.

    Pour réussir cette opération, il faut s’appuyer sur une coalition sociale. Le groupe social aisé et diplômé qui forme le cœur de la coalition macronienne a pour objectif de demeurer le groupe social dirigeant et dominant en France. Autour de ce groupe social s’agglomèrent d’autres groupes, généralement porteurs d’une vision optimiste de l’avenir du pays, généralement plus répandue dans l’Ouest de la France que dans le Nord ou le Nord-Est, durement frappés en trois décennies par la désindustrialisation, dans les métropoles que dans le périurbain. Electorat plutôt diplômé, très favorable au traité de Maastricht en 1992 ou au projet de Constitution européenne en 2005, ses bastions électoraux se situent au cœur des métropoles, où la crise a installé un conflit social désormais traduit en termes politiques et électoraux.

    Emmanuel Macron doit aussi être l’artisan d’une politique d’adaptation de notre pays aux standards du capitalisme en devenir. Pour cela, il doit susciter - point essentiel - le consentement des Français à ce projet. A l’heure des réseaux sociaux et des flux d’information continue, Emmanuel Macron incarne l’intellectuel organique du nouveau capitalisme directement porté à la tête d’un Etat pour exercer cette fonction.

    Le quinquennat d’Emmanuel Macron s’annonce incertain. Substituer un personnel politique nouveau à un autre, favoriser des majorités d’idées au cœur d’une crise qui déstructure les clivages autant qu’elle affaiblit les identités politiques anciennes est un pari audacieux. La crise de régime rend la situation politique durablement magmatique. Les campagnes de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon ont, en outre, révélé l’existence d’un bloc électoral alliant les diplômés précarisés des métropoles et des classes populaires sur le chemin du retour à gauche. La crise de régime va continuer de propager ses effets. Une course contre la montre est désormais engagée. Le président Macron, soutenu par une France aisée et diplômée, optimiste en raison de la situation de certaines régions (Ouest), favorable à l’intégration européenne, réussira-t-il à susciter le consentement et l’adhésion de groupes sociaux de plus en plus contestataires et qui tendent à faire défection par rapport au régime ?