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  • BA 16 juin 10:46

    INFO FRANCEINFO. Assistants parlementaires du MoDem : les troublants contrats de travail de salariés du parti centriste.

     

    Dans l’affaire des assistants parlementaires du parti de François Bayrou, franceinfo a pu examiner les contrats de collaborateurs d’eurodéputés. Ils ne semblent pas conforter la défense du Modem.

     

    Franceinfo et la cellule investigation de Radio France ont révélé, jeudi 8 juin, qu’une dizaine de permanents du parti centriste avaient, à un moment donné, été rémunérés comme assistants parlementaires européens. Nous avons eu accès aux contrats et aux bulletins de salaire de huit d’entre eux. Ils sont pour le moins troublants.

     

    Ces salariés du MoDem ont tous un point commun : ils sont d’abord embauchés à plein temps par la formation centriste. Puis, dans un deuxième temps, ils sont détachés auprès d’un eurodéputé qui va alors prendre en charge entre 20 et 80% de leur salaire. Et dans certains cas, le contrat stipule que le salarié repassera à un temps plein pour le MoDem lorsque le député aura terminé son mandat.

     

    Des temps partiels, partagés entre le parti et l’Europe

     

    C’est le cas de la standardiste du parti, Sophie B., embauchée en 2001 à l’époque de l’UDF. En 2009, juste après les élections européennes, elle signe un avenant à son contrat et devient assistante parlementaire « locale » de Nathalie Griesbeck – les eurodéputés peuvent avoir des assistants « accrédités », à Bruxelles et à Strasbourg, et des assistants « locaux », en circonscription. Elue dans le grand Est, Nathalie Griesbeck dispose d’une permanence et d’une assistante « locale » à Metz. Mais la secrétaire, elle, employée à mi-temps, reste en poste à Paris, au siège du MoDem. Pendant cinq ans, le Parlement européen prendra pourtant en charge près de 60% de son salaire total.

    D’autres contrats à temps partiel intriguent. Celui de Pauline C., embauchée comme « attachée de presse » du MoDem en août 2008. Elle travaille en théorie plus de 150 heures par mois pour le parti. Mais en novembre 2009, après l’élection de plusieurs membres du MoDem au Parlement européen, elle est officiellement détachée auprès de Robert Rochefort, élu européen dans le Sud-Ouest. En théorie, donc, Pauline C. ne travaille plus qu’à 40% pour le parti, puisqu’elle est censée consacrer 60% de son temps à assister son eurodéputé. Une répartition des temps partiels qui sera sans doute difficile à justifier.

    A la même époque (2009-2012), Robert Rochefort salarie un autre personnage clé de l’équipe de communication du MoDem : Mickael C., le « responsable du pôle image » du parti. Il réalise les clips de campagne et filme les meetings pour le MoDem. Or, en 2011, selon les documents auxquels nous avons eu accès, le Parlement européen le rémunère pour 110 heures de travail par mois, contre 48 heures mensuelles seulement pour le MoDem.

    Nous avons interrogé Robert Rochefort sur le cas de ces deux assistants. L’ancien directeur du CREDOC, pourtant habitué des plateaux de télévisions, affirme qu’il "ne comprenait rien aux médias à l’époque" et qu’il avait besoin d’être aidé. Pourtant, ces deux assistants « disparaissent » en 2012, juste après la campagne présidentielle de François Bayrou à laquelle ils ont largement contribué. Ils ne sont pas remplacés. Robert Rochefort n’a pas su nous expliquer pourquoi.

     

    La chef de cabinet de Bayrou rémunérée comme assistante parlementaire de Marielle de Sarnez

     

    Autre cas, celui de la chef de cabinet de François Bayrou. D’abord employée à temps plein au parti, elle est ensuite déclarée comme assistante parlementaire auprès de Marielle de Sarnez. Le Parlement européen finira par prendre en charge 80% de sa rémunération totale alors que, selon de nombreux témoignages, elle était constamment auprès du patron du MoDem, François Bayrou.

    D’autres contrats que nous avons pu consulter posent également question. Et notamment celui responsable de la formation des élus. Stéphane T. était détaché à trois quart temps auprès de l’actuelle ministre des Armées, Sylvie Goulard. Or, d’après nos informations, ses fonctions au sein du parti étaient essentielles et nécessitaient de nombreux déplacements. Interrogé sur son cas, l’avocat du MoDem admet une possible « mutualisation de moyens », avant de préciser : "On n’est pas dans un grand parti, le Modem a des finances exsangues."

     

    Un comptable pour un euro-député, une pratique inhabituelle 

     

    Un autre contrat a attiré notre attention, celui du directeur financier du Modem. Alexandre N. est un très ancien salarié du mouvement, embauché du temps de l’UDF. D’après les informations que nous avons recueillies, Jean-Luc Bennahmias aurait pris en charge 15% de son salaire pendant un an entre 2013 et 2014. Le député européen nous a expliqué "qu’il avait besoin d’un comptable pour remettre de l’ordre dans ses comptes". Une pratique à tout le moins inhabituelle. Plusieurs spécialistes du sujet nous ont expliqué qu’ils n’avaient jamais entendu parler de l’embauche d’un comptable en qualité d’assistant parlementaire.

    Le même Jean Luc Bennahmias qui a également pris en charge pendant un an entre 50 et 80% du salaire de l’ancien responsable web du parti. C’est un signalement de ce dernier auprès du parquet, et les révélations de franceinfo, qui avait motivé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « abus de confiance et recel de ce délit » sur la question des contrats des assistants parlementaires européens, le 9 juin. 

    Pour sa défense, le parti centriste soutient détenir des documents attestant du travail effectif de ces collaborateurs pour les eurodéputés auxquels ils étaient rattachés. Nous avons pu consulter certains de ces documents : des échanges de mails, des réservations de billets d’avion, etc. Mais rien de ce qui nous a été présenté jusqu’ici ne démontre que certains assistants aient pu consacrer jusqu’à 80% de leur temps au Parlement européen.

     

    http://www.francetvinfo.fr/politique/modem/assistants-parlementaires-du-modem/info-franceinfo-assistants-parlementaires-du-modem-les-troublants-contrats-de-travail-de-salaries-du-parti-centriste_2238247.html


  • BA 16 juin 10:45

    INFO FRANCEINFO. Assistants parlementaires du MoDem : les troublants contrats de travail de salariés du parti centriste.

     

    Dans l’affaire des assistants parlementaires du parti de François Bayrou, franceinfo a pu examiner les contrats de collaborateurs d’eurodéputés. Ils ne semblent pas conforter la défense du Modem.

     

    Franceinfo et la cellule investigation de Radio France ont révélé, jeudi 8 juin, qu’une dizaine de permanents du parti centriste avaient, à un moment donné, été rémunérés comme assistants parlementaires européens. Nous avons eu accès aux contrats et aux bulletins de salaire de huit d’entre eux. Ils sont pour le moins troublants.

     

    Ces salariés du MoDem ont tous un point commun : ils sont d’abord embauchés à plein temps par la formation centriste. Puis, dans un deuxième temps, ils sont détachés auprès d’un eurodéputé qui va alors prendre en charge entre 20 et 80% de leur salaire. Et dans certains cas, le contrat stipule que le salarié repassera à un temps plein pour le MoDem lorsque le député aura terminé son mandat.

     

    Des temps partiels, partagés entre le parti et l’Europe

     

    C’est le cas de la standardiste du parti, Sophie B., embauchée en 2001 à l’époque de l’UDF. En 2009, juste après les élections européennes, elle signe un avenant à son contrat et devient assistante parlementaire « locale » de Nathalie Griesbeck – les eurodéputés peuvent avoir des assistants « accrédités », à Bruxelles et à Strasbourg, et des assistants « locaux », en circonscription. Elue dans le grand Est, Nathalie Griesbeck dispose d’une permanence et d’une assistante « locale » à Metz. Mais la secrétaire, elle, employée à mi-temps, reste en poste à Paris, au siège du MoDem. Pendant cinq ans, le Parlement européen prendra pourtant en charge près de 60% de son salaire total.

    D’autres contrats à temps partiel intriguent. Celui de Pauline C., embauchée comme « attachée de presse » du MoDem en août 2008. Elle travaille en théorie plus de 150 heures par mois pour le parti. Mais en novembre 2009, après l’élection de plusieurs membres du MoDem au Parlement européen, elle est officiellement détachée auprès de Robert Rochefort, élu européen dans le Sud-Ouest. En théorie, donc, Pauline C. ne travaille plus qu’à 40% pour le parti, puisqu’elle est censée consacrer 60% de son temps à assister son eurodéputé. Une répartition des temps partiels qui sera sans doute difficile à justifier.

    A la même époque (2009-2012), Robert Rochefort salarie un autre personnage clé de l’équipe de communication du MoDem : Mickael C., le « responsable du pôle image » du parti. Il réalise les clips de campagne et filme les meetings pour le MoDem. Or, en 2011, selon les documents auxquels nous avons eu accès, le Parlement européen le rémunère pour 110 heures de travail par mois, contre 48 heures mensuelles seulement pour le MoDem.

    Nous avons interrogé Robert Rochefort sur le cas de ces deux assistants. L’ancien directeur du CREDOC, pourtant habitué des plateaux de télévisions, affirme qu’il "ne comprenait rien aux médias à l’époque" et qu’il avait besoin d’être aidé. Pourtant, ces deux assistants « disparaissent » en 2012, juste après la campagne présidentielle de François Bayrou à laquelle ils ont largement contribué. Ils ne sont pas remplacés. Robert Rochefort n’a pas su nous expliquer pourquoi.

     

    La chef de cabinet de Bayrou rémunérée comme assistante parlementaire de Marielle de Sarnez

     

    Autre cas, celui de la chef de cabinet de François Bayrou. D’abord employée à temps plein au parti, elle est ensuite déclarée comme assistante parlementaire auprès de Marielle de Sarnez. Le Parlement européen finira par prendre en charge 80% de sa rémunération totale alors que, selon de nombreux témoignages, elle était constamment auprès du patron du MoDem, François Bayrou.

    D’autres contrats que nous avons pu consulter posent également question. Et notamment celui responsable de la formation des élus. Stéphane T. était détaché à trois quart temps auprès de l’actuelle ministre des Armées, Sylvie Goulard. Or, d’après nos informations, ses fonctions au sein du parti étaient essentielles et nécessitaient de nombreux déplacements. Interrogé sur son cas, l’avocat du MoDem admet une possible « mutualisation de moyens », avant de préciser : "On n’est pas dans un grand parti, le Modem a des finances exsangues."

     

    Un comptable pour un euro-député, une pratique inhabituelle 

     

    Un autre contrat a attiré notre attention, celui du directeur financier du Modem. Alexandre N. est un très ancien salarié du mouvement, embauché du temps de l’UDF. D’après les informations que nous avons recueillies, Jean-Luc Bennahmias aurait pris en charge 15% de son salaire pendant un an entre 2013 et 2014. Le député européen nous a expliqué "qu’il avait besoin d’un comptable pour remettre de l’ordre dans ses comptes". Une pratique à tout le moins inhabituelle. Plusieurs spécialistes du sujet nous ont expliqué qu’ils n’avaient jamais entendu parler de l’embauche d’un comptable en qualité d’assistant parlementaire.

    Le même Jean Luc Bennahmias qui a également pris en charge pendant un an entre 50 et 80% du salaire de l’ancien responsable web du parti. C’est un signalement de ce dernier auprès du parquet, et les révélations de franceinfo, qui avait motivé l’ouverture d’une enquête préliminaire pour « abus de confiance et recel de ce délit » sur la question des contrats des assistants parlementaires européens, le 9 juin. 

    Pour sa défense, le parti centriste soutient détenir des documents attestant du travail effectif de ces collaborateurs pour les eurodéputés auxquels ils étaient rattachés. Nous avons pu consulter certains de ces documents : des échanges de mails, des réservations de billets d’avion, etc. Mais rien de ce qui nous a été présenté jusqu’ici ne démontre que certains assistants aient pu consacrer jusqu’à 80% de leur temps au Parlement européen.

     

    http://www.francetvinfo.fr/politique/modem/assistants-parlementaires-du-modem/info-franceinfo-assistants-parlementaires-du-modem-les-troublants-contrats-de-travail-de-salaries-du-parti-centriste_2238247.html


  • BA 15 juin 02:08

    Assistants parlementaires : ces témoignages qui accusent le MoDem.


    Alors que François Bayrou présente ce mercredi le projet de loi de moralisation de la vie publique en conseil des ministres, le dossier de l’affaire des assistants parlementaires du MoDem s’épaissit de jour en jour. 


    "J’imaginais bien qu’il y en avait d’autres" : Corinne Lepage, au MoDem de 2007 à 2010, avait la première accusé le parti de François Bayrou de rémunérer ses salariés grâce à des emplois fictifs d’assistants parlementaires d’eurodéputés. Ce mercredi sur BFMTV, l’ancienne ministre de l’Environnement ne semble pas surprise par l’ampleur prise par l’affaire.


    C’est que le MoDem ressemble de plus en plus à une forteresse assiégée : c’est désormais la secrétaire particulière de François Bayrou, Karine Aouadj, qui est au cœur de la polémique. L’ancienne collaboratrice du garde des Sceaux était embauchée comme assistante parlementaire à temps partiel de deux eurodéputées du MoDem, Claire Gibault puis Marielle de Sarnez, actuelle ministre des Affaires européennes. Deux contrats qui pourraient être des emplois de complaisance.

    Les nouveaux éléments portés à la connaissance du public par le Canard enchaîné ce mercredi grossissent l’épineux dossier des assistants parlementaires du MoDem, dont la justice s’est saisie vendredi dernier. Le cas de Karine Aouadj s’ajoute à celui de Matthieu Lamarre, ex-salarié du MoDem, qui a signalé son cas au parquet de Paris la semaine dernière. Selon cet ancien collaborateur, aujourd’hui conseiller presse d’Anne Hidalgo, il aurait bénéficié d’une rémunération du Parlement européen entre 2010 et 2011 pour son travail au sein du parti. 


    En déplacement dans le Pas-de-Calais, François Bayrou botte en touche :

    "Il y a une enquête et l’enquête établira les faits. Et je sais, moi, pour avoir confiance dans les magistrats et pour savoir la réalité de ces choses, qu’il n’y aura aucun problème pour que les magistrats disent ce qu’il en est. Je suis sûr de l’issue et des preuves qui seront immanquablement apportées."

    Selon franceinfo
    - que le garde des Sceaux a contacté au sujet d’une enquête sur le sujet - il ne s’agirait pas d’un cas isolé, mais bien d’un « système » de financement des salaires du MoDem par les rémunérations d’assistants parlementaires. Sur la période 2009-2014, une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du parti centriste. Cependant, rien ne prouve pour l’heure que ces emplois aient été fictifs. 

    Dans un livre paru en 2014, l’ex députée européenne Corinne Lepage écrivait :

    "C’est ainsi que des assistants parlementaires servent en réalité le parti politique, et non le parlementaire… Lorsque j’ai été élue au Parlement européen en 2009, le MoDem avait exigé de moi qu’un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J’ai refusé, en indiquant que cela me paraissait d’une part contraire aux règles européennes, et d’autre part illégal. Le MoDem n’a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire à cette exigence. Ainsi, durant cinq ans, la secrétaire particulière de François Bayrou a été payée… par l’enveloppe d’assistance parlementaire de Marielle de Sarnez, sur fonds européens."

    Alors que la loi de moralisation de la vie politique, portée par François Bayrou, est examinée ce mercredi matin en conseil des ministres, la situation politique d’un garde des Sceaux, président d’un parti mis en cause dans une affaire d’emplois fictifs, pourrait rapidement devenir intenable pour l’exécutif.


    http://www.bfmtv.com/politique/assistants-parlementaires-ces-temoignages-qui-accusent-le-modem-1185785.html


  • BA 15 juin 02:07

    Assistants parlementaires : ces témoignages qui accusent le MoDem.


    Alors que François Bayrou présente ce mercredi le projet de loi de moralisation de la vie publique en conseil des ministres, le dossier de l’affaire des assistants parlementaires du MoDem s’épaissit de jour en jour. 


    "J’imaginais bien qu’il y en avait d’autres" : Corinne Lepage, au MoDem de 2007 à 2010, avait la première accusé le parti de François Bayrou de rémunérer ses salariés grâce à des emplois fictifs d’assistants parlementaires d’eurodéputés. Ce mercredi sur BFMTV, l’ancienne ministre de l’Environnement ne semble pas surprise par l’ampleur prise par l’affaire.


    C’est que le MoDem ressemble de plus en plus à une forteresse assiégée : c’est désormais la secrétaire particulière de François Bayrou, Karine Aouadj, qui est au cœur de la polémique. L’ancienne collaboratrice du garde des Sceaux était embauchée comme assistante parlementaire à temps partiel de deux eurodéputées du MoDem, Claire Gibault puis Marielle de Sarnez, actuelle ministre des Affaires européennes. Deux contrats qui pourraient être des emplois de complaisance.

    Les nouveaux éléments portés à la connaissance du public par le Canard enchaîné ce mercredi grossissent l’épineux dossier des assistants parlementaires du MoDem, dont la justice s’est saisie vendredi dernier. Le cas de Karine Aouadj s’ajoute à celui de Matthieu Lamarre, ex-salarié du MoDem, qui a signalé son cas au parquet de Paris la semaine dernière. Selon cet ancien collaborateur, aujourd’hui conseiller presse d’Anne Hidalgo, il aurait bénéficié d’une rémunération du Parlement européen entre 2010 et 2011 pour son travail au sein du parti. 


    En déplacement dans le Pas-de-Calais, François Bayrou botte en touche :

    "Il y a une enquête et l’enquête établira les faits. Et je sais, moi, pour avoir confiance dans les magistrats et pour savoir la réalité de ces choses, qu’il n’y aura aucun problème pour que les magistrats disent ce qu’il en est. Je suis sûr de l’issue et des preuves qui seront immanquablement apportées."

    Selon franceinfo
    - que le garde des Sceaux a contacté au sujet d’une enquête sur le sujet - il ne s’agirait pas d’un cas isolé, mais bien d’un « système » de financement des salaires du MoDem par les rémunérations d’assistants parlementaires. Sur la période 2009-2014, une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du parti centriste. Cependant, rien ne prouve pour l’heure que ces emplois aient été fictifs. 

    Dans un livre paru en 2014, l’ex députée européenne Corinne Lepage écrivait :

    "C’est ainsi que des assistants parlementaires servent en réalité le parti politique, et non le parlementaire… Lorsque j’ai été élue au Parlement européen en 2009, le MoDem avait exigé de moi qu’un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J’ai refusé, en indiquant que cela me paraissait d’une part contraire aux règles européennes, et d’autre part illégal. Le MoDem n’a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire à cette exigence. Ainsi, durant cinq ans, la secrétaire particulière de François Bayrou a été payée… par l’enveloppe d’assistance parlementaire de Marielle de Sarnez, sur fonds européens."

    Alors que la loi de moralisation de la vie politique, portée par François Bayrou, est examinée ce mercredi matin en conseil des ministres, la situation politique d’un garde des Sceaux, président d’un parti mis en cause dans une affaire d’emplois fictifs, pourrait rapidement devenir intenable pour l’exécutif.


    http://www.bfmtv.com/politique/assistants-parlementaires-ces-temoignages-qui-accusent-le-modem-1185785.html


  • BA 15 juin 02:05

    Assistants parlementaires : ces témoignages qui accusent le MoDem.

    Alors que François Bayrou présente ce mercredi le projet de loi de moralisation de la vie publique en conseil des ministres, le dossier de l’affaire des assistants parlementaires du MoDem s’épaissit de jour en jour. 

    "J’imaginais bien qu’il y en avait d’autres" : Corinne Lepage, au MoDem de 2007 à 2010, avait la première accusé le parti de François Bayrou de rémunérer ses salariés grâce à des emplois fictifs d’assistants parlementaires d’eurodéputés. Ce mercredi sur BFMTV, l’ancienne ministre de l’Environnement ne semble pas surprise par l’ampleur prise par l’affaire.

    C’est que le MoDem ressemble de plus en plus à une forteresse assiégée : c’est désormais la secrétaire particulière de François Bayrou, Karine Aouadj, qui est au cœur de la polémique. L’ancienne collaboratrice du garde des Sceaux était embauchée comme assistante parlementaire à temps partiel de deux eurodéputées du MoDem, Claire Gibault puis Marielle de Sarnez, actuelle ministre des Affaires européennes. Deux contrats qui pourraient être des emplois de complaisance.

    Les nouveaux éléments portés à la connaissance du public par le Canard enchaîné ce mercredi grossissent l’épineux dossier des assistants parlementaires du MoDem, dont la justice s’est saisie vendredi dernier. Le cas de Karine Aouadj s’ajoute à celui de Matthieu Lamarre, ex-salarié du MoDem, qui a signalé son cas au parquet de Paris la semaine dernière. Selon cet ancien collaborateur, aujourd’hui conseiller presse d’Anne Hidalgo, il aurait bénéficié d’une rémunération du Parlement européen entre 2010 et 2011 pour son travail au sein du parti. 

    En déplacement dans le Pas-de-Calais, François Bayrou botte en touche :

    "Il y a une enquête et l’enquête établira les faits. Et je sais, moi, pour avoir confiance dans les magistrats et pour savoir la réalité de ces choses, qu’il n’y aura aucun problème pour que les magistrats disent ce qu’il en est. Je suis sûr de l’issue et des preuves qui seront immanquablement apportées."

    Selon franceinfo
    - que le garde des Sceaux a contacté au sujet d’une enquête sur le sujet - il ne s’agirait pas d’un cas isolé, mais bien d’un « système » de financement des salaires du MoDem par les rémunérations d’assistants parlementaires. Sur la période 2009-2014, une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du parti centriste. Cependant, rien ne prouve pour l’heure que ces emplois aient été fictifs. 

    Dans un livre paru en 2014, l’ex députée européenne Corinne Lepage écrivait :

    "C’est ainsi que des assistants parlementaires servent en réalité le parti politique, et non le parlementaire… Lorsque j’ai été élue au Parlement européen en 2009, le MoDem avait exigé de moi qu’un de mes assistants parlementaires travaille au siège parisien. J’ai refusé, en indiquant que cela me paraissait d’une part contraire aux règles européennes, et d’autre part illégal. Le MoDem n’a pas osé insister mais mes collègues ont été contraints de satisfaire à cette exigence. Ainsi, durant cinq ans, la secrétaire particulière de François Bayrou a été payée… par l’enveloppe d’assistance parlementaire de Marielle de Sarnez, sur fonds européens."

    Alors que la loi de moralisation de la vie politique, portée par François Bayrou, est examinée ce mercredi matin en conseil des ministres, la situation politique d’un garde des Sceaux, président d’un parti mis en cause dans une affaire d’emplois fictifs, pourrait rapidement devenir intenable pour l’exécutif.

    http://www.bfmtv.com/politique/assistants-parlementaires-ces-temoignages-qui-accusent-le-modem-1185785.html







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